Catalan : Sortie au Musée Hyacinthe Rigaud avec les élèves de catalan de Seconde pour voir l’exposition: “Picasso: Cercle de l’íntim”. Visite guidée en catalan

Dans le cadre du développement culturel et artistique de nos jeunes nous sommes allés  au Musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan pour voir une exposition de qualité: “Picasso, Cercle de íntim”. Nous avons eu une visite guidée en catalan offerte grâce à l’amabilité du Musée au titre du partenariat entre le lycée et celui-ci. Nous tenons à remercier notre guide, Corinne, pour cette visite et cette immersion dans le monde et le caractère de ce génial créateur, passionné et passionnant. Moltes gràcies !    

Cette exposition « Picasso – Perpignan, le cercle de l’intime, 1953-1955 »,  évoque les séjours perpignanais de Picasso entre les années 1953 et 1955. Cette période correspond à une rupture personnelle et esthétique du peintre.

A la frontière de la France et de la Catalogne, Perpignan a joué pleinement dans l’œuvre et la vie du maître, ce rôle de passage d’un état à un autre. 

Tout d’abord sur le plan personnel, l’Hôtel de Lazerme est le théâtre du basculement amoureux. Françoise Gilot le quitte, emmenant avec elle Claude et Paloma, ses enfants, tandis que rentre dans sa vie Jacqueline Roque. Ce basculement est la préface au retrait au monde de Picasso qui, à Cannes, puis à Mougins, va vivre reclus aux côtés de sa dernière compagne.

Sur le plan esthétique arrive l’heure de se confronter aux grands maîtres. Au sommet de sa gloire, courtisé de toutes parts, Picasso se repose à Perpignan, plus enclin à participer aux fêtes et aux corridas qu’à travailler dans l’atelier que lui aménage Jacques de Lazerme, au deuxième étage de son hôtel particulier. Il réalise pourtant quelques beaux portraits de son hôtesse, Paule de Lazerme, de sa confidente, Totote Manolo et de sa fille adoptive, Rosita.

Enfin, sur le plan identitaire, ce séjour touche Picasso par la catalanité encore palpable de ce territoire. Invité par le parti communiste de Céret, il se rendra au sommet du pic de Fontfrède depuis lequel il découvre la Catalogne du Sud toute proche. Picasso revoit alors pour la première fois son pays depuis la guerre civile :   « Pourquoi faut-il qu’il y ait ici une frontière ? C’est la même terre, les mêmes gens, la même langue… » s’exclame-t-il alors.

Voici quelques images de l’exposition et du Musée :